Discours du Président Jean-Claude Juncker à la plénière du Parlement européen à l’occasion du débat sur les conclusions du Conseil européen des 21 et 22 mars 2019

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Monsieur le Président, bonjour,

Bonjour Mesdames et Messieurs les députés,

Nous avons devant nous une semaine riche en évènements. Nous avons eu, comme le Président du Conseil européen vient de le dire, un Conseil européen la semaine passée et tous les éléments, toutes les conclusions ont été présentés élégamment par le Président du Conseil européen ce qui a pour conséquence que je ne dois pas faire de même.

Nous avons beaucoup discuté de la Chine. Les débats sur la Chine furent moins compliqués que les débats sur la Grande-Bretagne, mais – oui, je disais à certains d’entre vous que, si je comparais la Grande-Bretagne à un sphinx, le sphinx m’apparaît être un livre ouvert. Et nous allons voir en cours de semaine comment ce livre va se mettre à parler. Nous verrons le moment venu.

Nous avons beaucoup discuté de la Chine. La Commission avait présenté en date du 12 mars une stratégie chinoise. L’accueil de ce document a été favorable. Aucun chef d’État ou de gouvernement ne s’est exprimé contre les lignes générales de la stratégie chinoise que nous avons soumise à la méditation du Conseil européen.

J’ai eu l’occasion hier à l’invitation du Président Macron de voir ensemble avec Madame Merkel le Président chinois. Nous avons été très clairs : nous voulons à l’égard de la Chine faire en sorte que tout le monde comprenne bien, en Europe, et en Chine, que nous sommes des partenaires stratégiques, que nous sommes des compétiteurs et que nous sommes des rivaux. J’ai constaté lors de certains entretiens que nos amis chinois n’aiment pas l’expression « rival » et « rivaux ». Mais c’est un compliment. Nous sommes des rivaux et des compétiteurs et par conséquent, il s’agira de faire en sorte que l’Europe n’apparaisse pas comme une Europe offerte, mais comme une Europe ouverte. Ce qui entraîne comme conséquence immédiate que nous revendiquons le droit pour les entreprises européennes de pouvoir concourir dans des conditions normales en Chine tout comme la Chine, sans limitation aucune, peut soumettre ses propositions aux Européens.

Nous respectons la Chine, mais nous voulons aussi que la Chine nous respecte et que donc il y ait une approche commerciale qui se caractérise par une réciprocité totale. Nous exigeons, de notre côté, que nous nous mettions rapidement d’accord sur un accord en matière d’investissement, que la Chine vienne à notre rencontre lorsqu’il s’agit de protéger les indications géographiques. Nous voudrions que le groupe de travail qui a été instauré entre la Chine et l’Union européenne, pour ce qui est de la réforme de l’Organisation mondiale du commerce, puisse avancer non pas à des pas de sénateur, mais avec une célérité certaine.

Voilà. Sur le Brexit, je ne dirai rien parce que tout a été dit.

©European Union

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